stop l'intox gouvernementale
"Si nous avions un vrai système d'Education, on y donnerait des cours d'autodéfense intellectuelle"
(Noam Chomsky)
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Les medias ont
fait condamner à la quasi-unanimité, avec une partialité contre Bayrou et un tapage outranciers, les dérapages verbaux lors du débat du 4 juin chez
Chabot.
Les déformations les plus fantaisistes de la réalité de l'altercation ont fait tourner les rotatives, jusqu'à l'écoeurement. Le but est
atteint, Bayrou est "mort" une fois de plus au grand soulagement du Monarque, dont la légitimité de plus en plus ébranlée venait de voir découvert son talon d'Achille dans
"abus de pouvoir"
( On oublie facilement que Bayrou a de grandes capacités à ressusciter et qu'il l'a déjà prouvé maintes fois ! ;-)
"Abus de pouvoir", c'était vraiment la goutte qui faisait déborder le vase en
montrant toute la perversité du système sarkozyste. Il fallait donc que Bayrou soit battu, à travers son parti, et c'est
là, vers la mi mai, que les accusations d'antisarkozysme primaire ont commencé à être lancées par salves par les "porte-parole" de
l'Elysée.
En se faisant lui aussi le porte parole de ces accusations, Cohn
Bendit faisait déjà largement le jeu de Sarkozy, mais en répétant à l'envi que FB ne pensait qu'à la présidentielle, il était devenu, sans le vouloir, le meilleur
collaborateur de l'UMP.
Bayrou excédé, déjà affaibli dans les sondages, Cohn
Bendit le vent en poupe à la grâce du monarque, voilà comment le débat a commencé. Bayrou a attaqué à propos des liens de "sympathie" qui unissaient DCB et Sarkozy.
DCB a répliqué par des insultes, FB a contre-attaqué sous un autre angle qui, si l'on y réfléchit bien, était comparable au premier :
Car au départ, Bayrou voulait vraisemblablement soulever le paradoxe de l'étrange "amitié" de Sarko, l'éternel patron des policiers,
envers DCB, l'éternel trublion :
Souvenons-nous : en 68, DCB, dit Dany le rouge, "encourageait" par son attitude et ses paroles à taper sur les pandorres à grands coups de
pavés. Or voilà que le même Dany était devenu "l'ami" de l'homme au kärcher, Ministre de
l'Intérieur de sinistre mémoire, qui brandit le sécuritaire à chaque nouvelle élection.
Certes, ça ne fera pleurer personne dans les chaumières, que les flics se faisaient caillasser en 68 : après tout, ils avaient de l'arsenal pour se défendre, même si c'était un peu
moins sophistiqué que maintenant, en tous cas, ils n'y allaient pas de main morte.
Mais enfin pour le citoyen européen exemplaire que voudrait représenter DCB en tête de liste verte, ça "la fout assez mal".
A la lueur de ce passé, on pourrait dire que
Le tandem Sarko +DCB, c'est un peu comme les personnages d' un western :
" La brute et le violent", "le dingo et le truand" : bref, un tandem de scélérats qui s'entretuera inévablement in fine devant le trésor de la Sierra
Madre.
Maintenant examinons la question soulevée par FB lors de cette lamentable soirée Chabot ( lamentable soirée Chabot est un pléonasme
)
Cohn Bendit traite Bayrou d'ignoble et de minable dès lors que Bayrou essaie de rappeler le paradoxe qu'il y a de voir devenus "amis" un ex-fauteur de troubles de rue
et un parangon de l'ordre policier.
FB renvoie donc au minable et à l'ignoble DCB, en le confrontant à un autre de ses paradoxes : dans les années 70, Dany CB en relatant ses "expériences" en jardin d'enfants "libérés", encourageait par ses
propos et son attitude à la pédophilie.
Nous retrouvons notre tandem de cow boys douteux : DCB, le "bobo" libéré qui encouragea
les abuseurs de faibles petits enfants, devenu l"ami" de Sarkozy, l'âpre défenseur des
"victimes".
La suite de cette émission, tout le monde la connaît :
On a tapé sur Bayrou avec tout ce qui tombait sous la main : journaleux, politiques, jeunes et vieilles badernes aboyèrent à qui mieux
mieux . Le score du MoDem aux européennes y a perdu 2 à 3 points de crédit.
Les experts en analyses de pacotille, non contents de le dire "mort", parent maintenant notre homme du Béarn de divers noms d'oiseaux, certains vont jusqu'à
l'accuser d'être un curé onaniste refoulé ..et même d'être un antisémite tendance LePen (Alain Minc, sic !)
Jusqu'où irons nous dans la mauvaise foi et la chronique de caniveau
?
Et puisqu'on lui en veut tant d'avoir rappelé les incohérences politiques et morales de DCB, pourquoi ne l'accuse-t-on pas, pendant qu'on y est, d'être un grand inquisiteur,
genre Torquemada ?
Car supposons, si FB avait pu aller jusqu'au bout de sa thèse première : A savoir l'oxymoron Dany-le-casseur-ami-de-l'homme-au-kärcher ?
S'il avait pu continuer sur ce thème *on l'a empêché de parler ! pour rappeler non pas le passé d'incitation à des actes pédophiles, de DCB, mais son
passé d'incitation à caillasser les représentants de la loi, de pousse à la violence et au désordre de rue, on l'aurait accusé
de quoi, lou Bayrou ?
D'être un "vieux", légitimiste, défenseur de l'Etat policier et de l'ordre bourgeois :
En somme, d'être comme De Gaulle
...!
![]()
* La tactique de du jugement insultant aboyé pour déstabiliser le discours adverse, quand on est à court d'arguments, est bien connue : demandez à Lefèbvre !
EN CONCLUSION ( pour rire un peu )
DCB, le caillasseur de
pandorres, est devenu la coqueluche de Sarko superpatron des flics, et ça n'étonne personne !
Par contre DCB lui, trouve "minable" d'être l'ami de Sarkozy :
Et Sarkozy ne lui fait pas de
procès...?
Parce que si c'est pas une insulte à Sarkozy, ça, je veux bien me faire curé lepéniste !![]()
Si le PS et le MoDem ont eu la gueule de bois sans avoir sablé le champagne le 7 juin au soir, les bisounours qui ont cru échapper un instant aux vilenies de la Sarkozie en ne pensant (ne rêvant !) que d'Europe verte vont avoir mal aux cheveux demain !
Car ça n'a pas tardé :
Le lendemain des résultats des européennes, sur le site du Monde, cette dépêche de l'AFP qui sentait sa propagande gouvernementale à plein nez, est tombée :
"Victorieux, Sarkozy veut poursuivre les réformes"
" Au lendemain des européennes, gagnées par la majorité, Nicolas Sarkozy a annoncé une nouvelle "étape" de son quinquennat. Le chef de l'Etat a annoncé "dans les jours qui viennent des
initiatives ouvrant de nouveaux chantiers". Il a vu dans l'effondrement du PS et du MoDem, dont les campagnes ont été très anti-sarkozystes, un "soutien" au gouvernement. (..) . Il s'agira de
"définir ses priorités" et de "montrer le cap" pour les mois à venir. Les réformes concerneraient le lycée, le travail dominical ou encore la réforme territoriale. Le chef de l'Etat devrait
procéder au remaniement de son équipe (8 ministres a priori), peut-être dès la semaine prochaine.
Aujourd'hui Sarkozy se proclamme "victorieux" et, dans les rangs clairsemés ou rassemblés des grands partis " perdants", on s'interroge, on s'auto-
critique,
on se fustigerait presque !
"Notre campagne a été trop antisarkozyste et pas assez européenne" dit-on, répétant à l'envi, sans nous en rendre compte tant nous sommes accablés, ce que disent de nous les médias.
Et pourtant ! nous avions raison de ne pas séparer les problèmes posés par une gouvernance à l'échelon national de ceux posés à
l'échelle européenne par ce même type de gouvernance.
Le Sarkozysme, et Bayrou l'a prouvé, avec son excellente analyse "Abus de pouvoir", est un projet politique et économique à part entière, qui se base sur
l'accroissement des inégalités, comme dynamique essentielle du "progrès" vu sous l'angle unique ( la pensée unique ! ) de l'économie libérale de marché.
C'est un PROJET INEGALITAIRE.
Est-ce dans cette direction que nous voulons continuer ?
C'est cette question que pose François Bayrou, avec son livre : Où voulons nous aller ?
Eh bien, la réponse est claire :
Surtout pas là où Sarkozy mène la France ! Surtout pas vers ce projet inégalitaire !
Antisarkozystes, nous ne le serons jamais assez !
Ne nous fustigeons plus d'avoir moins parlé de l'Europe que du danger mortel du système sarkozyste.
C'était là l'urgence première.
Nous avons perdu des voix, mais nous n'avons pas perdu la guerre !
Désormais il faudra s'unir, faire fi des clanismes et des dogmatismes, accepter nos contradictions internes et de parti,
en débattre et en tirer les meilleurs compromis. Il est temps d'élaborer ensemble, avec toutes les formations politiques de bonne volonté qui ne se reconnaissent pas dans le sarkozysme,
un contre-projet !
Un contre-projet est un programme à part entière !
Nous devons dès maintenant nous atteler à reconstruire la France de l'après Sarkozy :
une France digne, humaniste et riche culturellement, capable de tendre la main à l'Afrique, de commercer avec l'Asie et de collaborer avec l'Amérique autrement qu'en passant sous les fourches
caudines de l'Otan.
Une France où l'on n'aura plas honte de ne pas posséder une Rolex à cinquante ans et de préférer la lecture de la Princesse de Clèves aux minauderies de Carla Bruni. ![]()
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" Il se trouve toujours des gens pour marcher, là où d'autres se sont levés !"
Jean Lassale
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