G 20, rumeur et clapotis

Publié le par le chat qui pêche

 

 
Charon est "puni", Sarko a sussuré et les moutons sont bien gardés
 
 
Clapotis et sussurements

 

 

On sussurre sec, à l'Elysée. L'effet Carla ?

D'ordinaire, plutôt braillard et adepte du coup de menton péremptoire, voilà-t-y pas que notre National Nicolas se met à causer calmos dans un poste étranger.  Adoptant la pose du Père peinard ou jouant les pères Pernault d'info matin, méconnaissable : papy qui ne fait plus de la résistance, lâche ces mots résignés : "c'est comme ça, on n'y peut rien " :

Comme si de rien n'était...

 

Donc tout va très bien madame la Marquise de Sévigné : Fini, les "je veux vous narrer la chose la plus ceci, la plus cela, et que le Roi et Carla, patati patata !" Tout ça, c'est clapotis et compagnie ! Rangez moi cette plume d'oie !

Ainsi a sussuré le Monarque, sur la chaîne CBS

http://fr.news.yahoo.com/63/20100413/ten-nicolas-sarkozy-la-rumeur-c-est-un-c-2207d37.html

 

Ainsi soit-il, donc. Même si ce qui se sussurre n'est pas forcément ce qui rassure.

 

 

Ne jamais mettre le Charron avant les boeufs

 

 

La presse titre en gras, sur tous les fronts, que Charron est "puni" : privé de dessert, comme un gosse qui a fait une sottise, il n'a plus la permission d'assister aux conseils très privés de la garde rapprochée du Roy ( prononcez : "le Roué" ). Entre parenthèses, bonjour l'ambiance ! On se croirait revenu sur les bancs de la communale. Sauf que le Général ou Mitterrand n'avaient qu'à hausser le sourcil, et tout le monde se taisait. Sarko, lui, est obligé de filer des pensums idiots pour obtenir un silence fugace et constipé.

 

Stupide punition, en effet, que celle-là ! Ne pas aller s'emmerder un matin par semaine à écouter soliloquer Sarko qui, de toutes façons, n'écoute pas ce que lui conseillent ses conseillers, c'est plutôt sympa comme sanction. Mais au fait, sanction de quoi ?

D'avoir fait comprendre, en mettant ses gros sabots dans le plat, que le Roué, qui a bel et bien des ambitions pour 2012, compte sur la présidence du G20 en 2011 pour remonter sa sarkocote. 

 voir :   http://ilfautquilparte.over-blog.com/article-ragots-sarko-rumeurs-et-rebondissements-48186972.html

 

Résumé :  Un "Monicagate" ficherait en l'air les bons plans fins comme des râbles de marine (le Pen) concoctés avec  rage (c'est pas d' l'amour, en effet !) par le petit comité, pour rendre Nicolas  re-présidentiable. Car, à l'étranger, quoique l'on s'en gausse, on ne plaisante pas avec la vertu des Dirigeants : DSK l'a appris, à ses dépens.

 

Mais en révélant cette crainte, qui avait sans doute été évoquée en conseil, Charron a mis la charrue du G20 en avant, comme un gros boeuf qu'il est . Le voilà "puni", ou plutôt, neutralisé : ne sachant plus rien de ce qui se concocte en sarkoconseil, il ne risquera plus de le cafeter.

 

 

La vérité si je mens

 

 

Or donc, il ressort de l'entretien, que Nicolas a donné à CBS, ce qui est dit plus haut :

 

Primo, concernant sa candidature, le roué compère confirme : il attendra courant 2011 pour se prononcer.

 

En 2011, il espère donc bien refaire le coup de 2008 :

à savoir, remonter en flèche dans les sondages en se faisant mousser tous les soirs ou presque, en jouant du menton, au JT, sur la scène internationale.

Tout de même pour remonter aussi spectaculairement la courbe qu'en juillet 2008, il devra parallèlement dégotter une seconde Ingrid Bétancourt à faire semblant de sauver.

 

Secondo, il énoncé "Clapotis" : cela veut donc bien dire que ça clapote un max dans la mare aux tourteaux ; et oui, ça grouille d'idées et ça court-bouillonne de bons plans !

 

Dans la nasse, ça gigote, ça se grimpe dessus à qui mieux mieux pour maintenir la sarkocarapace, qui protège et nourrit le cercle étroit des sarkozistes patentés !

Et tant pis si le résultat est de guingois, tant pis, si ça se voit, que la pensée politique de Sarko marche de plus en plus en crabe, "pourvou qué ça doure", jusqu'au G20 !

 

A l'aide, les medias, faites du buzz,  pour qu'il arrête sa dégringolade et cachez ce malsain que l'on ne saurait voir !

 

Et que je t' agite DSK pour amortir Aubry,  et que je te mets sur le podium un impossible Juppé, pour tâcher d'occulter un Villepin, trop plausible. Lequel Villepin est mis en avant pour occulter un retour de Bayrou, trop redouté. 

Toc toc toc, le rideau se lève, voilà Gnafron, Guignol est au cap Nègre, et le gendarme, il est là le gendarme ? Ah oui, voilà Hortefeux qui prend l'avion pour faire le Tartarin 10 minutes à Grenoble.

 

En fond permanent de la scène, il y a les grimaces de Copé pour les malentendants et les aboiements de Lefèbvre, pour les amis de chasse pêche et tradition.

 

Les jours de relâche, on peut voir Carla, Pal, Dadue ron ron ou Jean Scoot et des meilleures, dans Paris Match et apparentés.

 

Avec ça, les moutons sont bien gardés. 

 

Avec ça, le berger et la bergère, le boulanger et la boulangère, et les petits mitrons à l'engrais qui leur mitonnent leur fallacieuse légitimité ont encore une bonne année de brioche assurée. Jusqu'en 2011, le rebond ... Et en 2012, la rebrioche !

 

Ainsi va la Sarkozie ...

Publié dans politique

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colombiaviva 13/04/2010 14:53


Ingrid Betancourt, ce qu’elle n’a pas dit !
Une famille Colombienne dans les rouages de la politique française
Les Français voient la Colombie et ses habitants à travers le prisme qu’Ingrid Betancourt a eu l’audace d’imposer par son livre « La Rage au Cœur » et à travers les différentes émissions auxquelles
elle a participé. Sa famille et les comités Ingrid Betancourt ont amplifié le message et les médias ont suivi sans oser s’écarter de cette vision. Cette vision correspondait parfaitement à l’idée
de liberté pour laquelle les Français se sont battus. Les médias n’ont pas osé vérifier si ce qu’Ingrid racontait correspondait à la réalité. Elle, avec son air fragile, parlant parfaitement le
français, a compris comment rédiger son livre pour les émouvoir. Eux qui ont toujours rêvé d’une héroïne, d’une femme demi-déesse, sont tombés sous son charme. Ingrid montre qu’elle s’est battue
seule contre le monstre colombien à multiples têtes : la corruption, la drogue, les gouvernements, la mafia… une femme hyper menacée qui devait se déplacer avec des gardes de corps. Les Français se
sont émus de l’honnêteté qu’elle dégageait sur les plateaux de télévision.
Sans sa séquestration, Ingrid serait passée inaperçue, son livre aurait été oublié rapidement. Peu à peu, de femme fragile, elle est devenu héroïne. Sa libération a constitué une « affaire d’Etat »
pour le gouvernement de Chirac et celui de Sarkozy. Pour ce dernier, la libération d’Ingrid était une affaire de « vie ou de mort », une priorité, presque la priorité des priorités, qui devait
passer devant toutes les affaires de la France.
Au point de vue politique, économique et social, la séquestration d’Ingrid a été fatale pour la Colombie. Ses relations avec l’Europe ont été perturbées.
A la parution des livres « Out of Captivity » des trois Américains et « La Captive » de Clara Rojas, les gens doutent du traitement peu élogieux fait à l’égard de l’Icône français. On se rend
compte que l’histoire d’Ingrid a commencé en France seulement à la parution de son livre en février 2001. De sa vraie vie politique ou de son caractère, les gens connaissent peu ou rien. Les
auteurs français qui ont écrit des livres sur elle se montrent réticents à croire qu’elle ait un côté sombre. Ils n’aiment pas que l’on casse l’image qu’ils ont construite.
L’auteur a consulté plus de 4.000 documents et a décortiqué pas à pas la vie politique d’Ingrid Betancourt, sa séquestration et sa libération. Il montre les implications politiques de la France
pour sauver une femme colombienne et l’ingérence de sa famille dans les affaires de ce pays.
www.hermes-editorial.com
info@hermes-editorial.com
ISBN : 978-2-9600889-0-8