H1N1, vieille baudruche et peau de chagrin

Publié le par le chat qui pêche


 Splendeurs et misères d'une courtisane 

 

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  ACTE 1 :  les âmes damnées de la Sarkozie

Etre ministre sous Sarko n'est pas de tout repos :
d'abord, il faut faire ses preuves qu'on, est vraiment, dans l'esprit républicain, mais républicain au sens où l'entend l'électeur d'outre-Atlantique :
c'est à dire républicain versus démocrate.
 
Car avant d'entamer cette saga de la diriliction ministérielle, sous la houlette d'Elysée.com, il ne faut pas oublier que Sarkozy fut élu contre nous de la Chiraquie, son étendard sanglant levé pour approuver la guerre en Irak, déclarant : "je suis Sarkozy l'Américain".

N'oublions pas les symboles bling bling au lendemain de l'élection, le yacht, les amis du Fouquet's, le séjour à Wolfeboro avec le serrage de pince à Bush. Rappelons nous enfin qu'une des toutes premières lois votées fut le fameux bouclier fiscal à 39 %  : bin oui, puisqu'on intégre dans le calcul les fameuses contributions sociales, le RDS et la CSG, qui plombent de 11%, qu'on soit smicard ou milliardaire, nos fiches de paie.

Il faut faire ses preuves, quand on a l'honneur d'être ministré par Maître Sarko :

Avant tout,  respecter la règle numéro un, qui consiste à démontrer qu'on est vraiment déterminé à gratter le peu de lard qui reste sur la couenne des pauvres, afin de préserver la fortune de l'oligarchie qui joue au Poker menteur la vie des salariés avec les manettes du CAC 40.
Sinon ils iront jouer ailleurs pour payer moins d'impôts.

C'est pour cela que Johnny était là le soir du grand soir de mai 2007, mais finalement il est revenu en France non pas pour se faire refiscaliser, mais pour se faire mal soigner avec notre couverture santé.

D'abord, pour tous les ministres, il y avait la fameuse "feuille de route", vaste plan économique digne de Picsou, selon les  uns, ou Gribouille, selon d'autres, plus méchants.
Cette feuille décrivait par le menu les obligations ministérielles , pour résumer cela consistait à :
"faire du chiffre".

Faire du chiffre d'expulsions, d'arrestations, de contraventions, de privatisations conduites en parallèle avec les suppressions de postes et/ou de lieux d'exercice dans les principaux services de l'Etat destinés au public lambda : Education, Santé, Justice, mais aussi Police et Armée.

Telles étaient les obligations des Ministres, heureux élus de la Sarkozie : beaucoup d'honneurs, de juteux émoluments et les avantages en nature qui vont avec une fonction pas trop pénible, physiquement. Mais moralement, on est tenu aussi de faire le service après vente : et ça, ça devrait être dur dur !

Comment se justifier aux yeux de ses concitoyens ? Comment leur faire croire que si l'on arbore un trident et des sabots fourchus, ce n'est pas pour manager leur Enfer quotidien? 
C'est simple : 
Il suffit de savoir mentir et tricher, ce n'est pas si dur que ça, quand on a perdu son âme.


ACTE II :  du zèle épicier vendu à la poche de l'assuré 50 centimes la boite. 

Pour la Roselyne, la réforme dite "Bachelot " axée en priorité et en catimini sur le démantèlement de l'Hôpital Public lui donnait déjà pas mal de sale boulot, mais elle eut à faire passer d'emblée une amère pilule supplémentaire, dictée par le locataire de l'Elysée :

Comme si, ayant à se faire pardonner un long séjour trop complaisant en chiraquie, il lui fallait prouver à son mentor et maître qu'elle était vraiment une élue de "la rupture".


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Sa première saillie, qui la rendait officiellement et définitivement acquise à la cause du républicanisme Sarkozien, fut de gratter trois francs six sous dans la poche des assurés sociaux, sans aucune proportionnalité ni aucune distinction de la gravité de leur maladie et/ou la petitesse de leur porte-monnaie,

......et sans toucher, évidemment, aux grassouillets dividendes perçus par les laboratoires qui fourbissent ces médicaments :
N'oublions pas que Roselyne était, avant d'être nommée ministre à vie de l'UMP,  habilitée à devenir épicière spécialisée en vente de produits pharmaceutiques ( autrement dit, elle est diplômée de la faculté de Pharmacie.)

50 centimes par boite, avec une limite de 50 euros par an, dépassable dans l'avenir, d'ailleurs, ça n'a l'air de rien ça devait rapporter tout de même 850 millions d'euros. Destinés soi-disant à financer le plan "Alzheimer" et libérer, en ce sens, des postes d'infirmières : Mais les mauvaises langues disent que les trois quarts de la somme avaient déjà été engagés pour libérer les infirmières ...Bulgares, à la gloire de Cécilia et du couple Sarkozy.

 à suivre ....

Publié dans politique

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