Hortefeux, H comme Haine

Publié le par le chat qui pêche

 

Enquête sur un citoyen au dessous de tout ...

ahem ... soupçon

 

 

 

 

 

Au moment où s'ouvre le procès du Sinistre de l'Intérieur, pour propos injurieux (Seignosse, université d'Eté de l'UMP, "un arabe ça va, c'est quand il sont plusieurs que ça pose problème" )  il conviendrait de préparer, déjà, ses procès ultérieurs :

 

Le premier procès qui, si on était encore dans un Etat de droit, devrait suivre celui-ci, serait pour manquement au devoir de réserve :

 

Lors des caillassages de bus, en effet,  Monsieur le Ministre Hortefeux n'a pas hésité dans une déclaration officielle, à traiter les jeunes qui avaient fait ça de "crapules".

L'un de ses plus prestigieux prédécesseurs, Mr C. Pasqua, n'était certes pas un ange, mais quand il faisait une déclaration officielle sur une affaire en cours, il avait la civilité, la bienséance, devant la délinquance ordinaire, d'utiliser ce mot neutre, d' usage dans la police :  "l'individu" (ou "les individus"). 

 

En général, selon le degré avéré du dommage causé, les policiers en langage officiel parlent de contrevenants, de délinquant, de malfaiteur, voire de criminel... mais il n'est pas digne de leur fonction de se laisser aller à exprimer leurs états d'âme, en traitant les "individus" de crapules .... ou de racaille . A ce méchant propos, bien évidemment, l'exemple de l'ancien Ministre de l"Intérieur Nicolas Sarkozy, auquel BH voue une véritable dévotion, n'a rien fait pour arranger les tendances au dérapage verbal, ni les abus ministériels de la com' à l'émotion ! 

 

Quoiqu'il en soit, un Ministre en charge de la Police n'a pas à donner son sentiment. Le ministre de la Police est, tout comme les policiers, tenu au devoir de réserve. Il n'a pas à dire ce qu'il pense des auteurs de méfaits et devrait être suspendu pour s'être laissé aller à des jugements de valeurs déplacés envers ces jeteurs de cailloux, dont il n'arrive pas à bout :  Faute d'une politique générale et policière adaptée, faute, surtout, d'une vraie volonté du Pouvoir actuellement en place de lutter contre la grande déshérence des jeunes et des banlieues.

 

 

Le deuxième procès du grand H de Sé(r)vice devrait être pour incitation à la haine :

 

 On peut lire ce matin sur le site "le post" cet article édifiant, tiré du journal local de Grenoble "le  Dauphiné", à propos de l'agression d'un jeune géographe par une quinzaine d'"individus" ivres et probablement pas  particulièrement bien dans leurs basketts.

( Cette fois, grand H s'était contenté de les traiter de "voyous" mais n'avait pas pu s'empêcher de faire du jugement de valeur, au lieu de se tenir digne de son rang et de sa charge)

 

http://www.lepost.fr/article/2010/04/15/2033747_jeune-homme-lynche-a-grenoble-sa-famille-s-exprime.html

 

Il faut saluer la dignité et l'intelligence de cette déclaration, faite par la famille de la victime :

-  "Nous voulons aussi dire que nous refusons toute tentative de récupération de cette agression par quelque mouvement politique que ce soit. Nous ne sommes pas dans la haine".

La famille estime que l'agression violente est une "conséquence des inégalités et des injustices de notre société" rapporte le journal. -

 

On le voit, on est là à l'opposé des éructations haineuses de ce pauvre B H, lequel, décidément, ne sait plus comment  faire pour remonter dans les bonnes grâces de son Maître et ami de 33 ans. (voir le "canard enchaîné" de cette semaine, qui relate la disgrâce de Hortefeux auprès de Sarkozy )

 

Cette famille n'est pas dans la haine. 

Mais c'est Hortefeux qui la dit, qui y est !

 

Hortefeux, H, comme haine !

 

 

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