Sarko ou le contresens de l'histoire

Publié le par le chat qui pêche

 

A Chambéry, le Président nous a fait une belle cagade *....!

 

La dernière visite "surprise" du Président inexistant a été proprement étrillée par le journal "Libération"

http://www.liberation.fr/politiques/0101631634-en-savoie-sarkozy-fait-pas-le-malin

Le public n'aura retenu de cette brève incursion en Allobrogie que ce nouvel avatar du "casse-toi- pauv'con" :

"Fais pas l' malin, toi ! "

qui depuis a créé un buzz sur la toile (et probablement un slogan pour les banderolles du 1er mai ! ) 

 Mais ce buzz cache un autre volet de la misère morale présidentielle , beaucoup plus préocupant que son manque de maîtrise émotionnel. Jugez-en plutôt :

 

  la lecture de cet article, on peut mesurer le fossé, qui sépare notre Nicolas Président du maire de Champignac, dont les discours ineptes et redondants sont bien connus des lecteurs du journal de Spirou :

 

Ce fossé a l'épaisseur d'un cheveu ou, pour rester dans l'objet creux, d'un mince caniveau.

Certes, Nicolas Sarkozy étant PdR, il dépense plus de kérozène et de services d'accompagnements que  le maire de Champignac, qui sévit sur place, mais pour ce qui est d'être un hâbleur imbu de lui-même et de brasser du vent, c'est kif kif.

 

Et pour ce qui est d'être à côté de la plaque, c'est tout itou. Jugez-en plutôt :

 

(Citation extraite de cet article )

" Et le président continue d’aligner les clichés sur la «nature savoyarde», «souvent rude, impitoyable, éprouvante», mais dont l’«austère grandeur tire les âmes vers le haut» ou sur le «peuple savoyard», un «très vieux peuple, qui, depuis la préhistoire, n’a cessé de se mélanger, mais qui s’est très tôt forgé une unité, une identité.»(..) "

On croirait un topo tout droit sorti d'un guide vert Michelin des années 60... ( Ou du service d'accueil de la mairie de Champignac.)

 

 

Mais le pire, comme toujours,  est à venir :

  " Enfin, il termine son discours par une blague sur sa vie privée: «J’aurais aimé être savoyard… Mais je me suis rattrapé sur le tard en allant épouser une savoyarde de l’autre côté». Carla Bruni est effectivement née à Turin. Mais de l’autre côté des Alpes, on appelle cela le Piémont…"

 

 J'attire l'attention sur cette dernière phrase, "épouser une savoyarde de l'autre côté " car elle qui jette une lueur particulièrement  inquiétante sur l'état mental ( mémoriel, en tous cas )  du Président : 

 

Petit rappel : NS était venu à Chambéry ce jour là pour célébrer le rattachement de la Savoie à la France,

Or, à peine fini son discours, il a déjà oublié de quoi il retournait ! Bien mieux, pour "faire le malin",  il inverse complètement l'Histoire : Il y a 160 ans les savoyards ont voté pour devenir français, et non plus italiens. Et voilà que Sarkozy, qui vient de discourir 15 bonnes minutes sur ce sujet, nous dit, en substance :

 

"Si vous voulez devenir savoyard, c'est facile : faites comme moi, épousez une italienne !"

 ! ! ! !

 

Ici, le clinicien hésite entre deux diagnostics : Une forme d'autisme narcissique (qui serait un cas d'école et un oxymore )  ou une maladie d'Alzheimer (hélas beaucoup moins originale ).

Le disciple de Hegel, perplexe, s'interrogera sur le contresens de l'Histoire.

L'amateur de Science-fiction dira que Nicolas voyage à rebrousse-temps :

- c'est vrai qu'à force de toujours courir comme un lapin Duracell, il pourrait finir par dépasser, après le mur du çon, celui de la lumière ! -

 

L'homme de la rue, lui, surtout s'il est originaire de cet autre côté de l'Italie qu'est le midi, dira à propos de cette énième prestation-boulette de Sarkozy  : "Il est fada !"  

 

A moins que l'explication ne se trouve ici (toujours extrait de Libé) :

 " Sarkozy monte les escaliers pour atteindre la cour d’honneur du Château.  (...) Le Président  (..) se lance dans un discours plein de formules à la Henri Guaino. La plume du président est d’ailleurs là pour écouter son oeuvre interprétée. Il entend ainsi évoquer «le sacrifice héroïque des soldats et des francs tireurs savoyards de 1870», «les blessés, les mutilés, les morts couchés dans la boue des tranchées de la Grande guerre», et «la résistance savoyarde, les maquis, les héros des Glières»…"

 

Là voilà donc la clé de l'énigme ! Gaston, le copain de Spirou, l'a confié à sa mouette rieuse :

 

"M'enfin !  Sarko a dérapé sur un gros tas de guaino ...! ? "

 

Comme dirait notre ami du midi : "En tous cas, il nous a fait une belle cagade !"

 

 

* cagade : FIG / prestation ratée et grotesque.

vient de cagado, en provençal :

  "j'ai la cagade" = "j'ai la diarrhée"

Publié dans humour

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