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humour

Dimanche 30 mai 2010 7 30 /05 /Mai /2010 08:37

 

De l'élégance :  Question de style ? Non, question de fond !

 

 

Barack Obama ramasse le pétrole échouée sur la plage, à main nue.

 

 

Deux articles se côtoient sur le site "Libération.fr"

 

L'un nous montre cette photo d'Obama ramassant un galet de goudron sur une plage du Nouveau Mexique. Cette photo est exceptionnelle :  Le Président d'une des plus grandes puissances mondiales est représenté dans la position la plus inconfortable et la moins prestigieuse qui soit !

Pourtant,  même accroupi, cet homme-là conserve sa grandeur et son élégance naturelle.

Il est entièrement à ce qu'il fait, il ne "pose" pas. Il observe, il réfléchit ; concentré comme un enfant dans son jeu, ce qui signifie, pour le pédagogue, en plein travail intellectuel. Cette attitude n'est pas dictée par un souci de propagande médiatique, elle dictée par la nécessité de l'instant et la préoccupation du Président pour son Pays.

Et personne de sensé ne peut dire, même si la posture peut y faire subliminalement penser, "on dirait qu'Obama est en train de ch ..".

 

  

Le deuxième article de Libération relate le propos de Martine Aubry, hier, devant les membres du PS, au sujet de la dernière sortie de Sarkozy.  En substance "C'est la faute à Mitterrand si on est dans la m... avec les retraites aujourd'hui"  Pourtant Sarkozy se vantait de souenir cette décision en 93, et se vantait de n'y jamais toucher en 2008.

 Mme Aubry a déploré, à juste titre, "l'inélégance" du procédé, ainsi que la "bonne dose de vulgarité de son auteur".   

Mais elle reste cependant en dessous de la réalité, tant l'inélégance et la vulgarité  colle au squelette de Sarkozy. Car même debout et bien sapé, perché sur ses ergots talonnettes, Sarkozy déparle comme d'autres défèquent. Sa logorrhée est une diarrhée.  

 

 Barck Obama peut s'accroupir, il reste impérial et quoi qu'il dise ou fasse, on le sent réellement préoccuppé du sort de son Pays et de ses compatriotes.

 

Alors que Nicolas Sarkozy droit comme un i, n'étant préoccupé que de sa réélection et de son image, reste toujours dans la position du chieur moyen.

 

En conclusion et résumé, qu'il soit assis, debout ou couché, Sarkozy a de plus en plus de mal à cacher qu'il prend la France pour un cagoince et les Français pour du vulgum P.Qum. 

 

 

Par le chat qui pêche - Publié dans : humour - Communauté : Résistance 2007
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Lundi 26 avril 2010 1 26 /04 /Avr /2010 05:25

 

A Chambéry, le Président nous a fait une belle cagade *....!

 

La dernière visite "surprise" du Président inexistant a été proprement étrillée par le journal "Libération"

http://www.liberation.fr/politiques/0101631634-en-savoie-sarkozy-fait-pas-le-malin

Le public n'aura retenu de cette brève incursion en Allobrogie que ce nouvel avatar du "casse-toi- pauv'con" :

"Fais pas l' malin, toi ! "

qui depuis a créé un buzz sur la toile (et probablement un slogan pour les banderolles du 1er mai ! ) 

 Mais ce buzz cache un autre volet de la misère morale présidentielle , beaucoup plus préocupant que son manque de maîtrise émotionnel. Jugez-en plutôt :

 

  la lecture de cet article, on peut mesurer le fossé, qui sépare notre Nicolas Président du maire de Champignac, dont les discours ineptes et redondants sont bien connus des lecteurs du journal de Spirou :

 

Ce fossé a l'épaisseur d'un cheveu ou, pour rester dans l'objet creux, d'un mince caniveau.

Certes, Nicolas Sarkozy étant PdR, il dépense plus de kérozène et de services d'accompagnements que  le maire de Champignac, qui sévit sur place, mais pour ce qui est d'être un hâbleur imbu de lui-même et de brasser du vent, c'est kif kif.

 

Et pour ce qui est d'être à côté de la plaque, c'est tout itou. Jugez-en plutôt :

 

(Citation extraite de cet article )

" Et le président continue d’aligner les clichés sur la «nature savoyarde», «souvent rude, impitoyable, éprouvante», mais dont l’«austère grandeur tire les âmes vers le haut» ou sur le «peuple savoyard», un «très vieux peuple, qui, depuis la préhistoire, n’a cessé de se mélanger, mais qui s’est très tôt forgé une unité, une identité.»(..) "

On croirait un topo tout droit sorti d'un guide vert Michelin des années 60... ( Ou du service d'accueil de la mairie de Champignac.)

 

 

Mais le pire, comme toujours,  est à venir :

  " Enfin, il termine son discours par une blague sur sa vie privée: «J’aurais aimé être savoyard… Mais je me suis rattrapé sur le tard en allant épouser une savoyarde de l’autre côté». Carla Bruni est effectivement née à Turin. Mais de l’autre côté des Alpes, on appelle cela le Piémont…"

 

 J'attire l'attention sur cette dernière phrase, "épouser une savoyarde de l'autre côté " car elle qui jette une lueur particulièrement  inquiétante sur l'état mental ( mémoriel, en tous cas )  du Président : 

 

Petit rappel : NS était venu à Chambéry ce jour là pour célébrer le rattachement de la Savoie à la France,

Or, à peine fini son discours, il a déjà oublié de quoi il retournait ! Bien mieux, pour "faire le malin",  il inverse complètement l'Histoire : Il y a 160 ans les savoyards ont voté pour devenir français, et non plus italiens. Et voilà que Sarkozy, qui vient de discourir 15 bonnes minutes sur ce sujet, nous dit, en substance :

 

"Si vous voulez devenir savoyard, c'est facile : faites comme moi, épousez une italienne !"

 ! ! ! !

 

Ici, le clinicien hésite entre deux diagnostics : Une forme d'autisme narcissique (qui serait un cas d'école et un oxymore )  ou une maladie d'Alzheimer (hélas beaucoup moins originale ).

Le disciple de Hegel, perplexe, s'interrogera sur le contresens de l'Histoire.

L'amateur de Science-fiction dira que Nicolas voyage à rebrousse-temps :

- c'est vrai qu'à force de toujours courir comme un lapin Duracell, il pourrait finir par dépasser, après le mur du çon, celui de la lumière ! -

 

L'homme de la rue, lui, surtout s'il est originaire de cet autre côté de l'Italie qu'est le midi, dira à propos de cette énième prestation-boulette de Sarkozy  : "Il est fada !"  

 

A moins que l'explication ne se trouve ici (toujours extrait de Libé) :

 " Sarkozy monte les escaliers pour atteindre la cour d’honneur du Château.  (...) Le Président  (..) se lance dans un discours plein de formules à la Henri Guaino. La plume du président est d’ailleurs là pour écouter son oeuvre interprétée. Il entend ainsi évoquer «le sacrifice héroïque des soldats et des francs tireurs savoyards de 1870», «les blessés, les mutilés, les morts couchés dans la boue des tranchées de la Grande guerre», et «la résistance savoyarde, les maquis, les héros des Glières»…"

 

Là voilà donc la clé de l'énigme ! Gaston, le copain de Spirou, l'a confié à sa mouette rieuse :

 

"M'enfin !  Sarko a dérapé sur un gros tas de guaino ...! ? "

 

Comme dirait notre ami du midi : "En tous cas, il nous a fait une belle cagade !"

 

 

* cagade : FIG / prestation ratée et grotesque.

vient de cagado, en provençal :

  "j'ai la cagade" = "j'ai la diarrhée"

Par le chat qui pêche - Publié dans : humour - Communauté : Résistance 2007
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Dimanche 11 avril 2010 7 11 /04 /Avr /2010 20:45

 

- S'il vous plaît ...monsieur ... dessine moi une solution

 

- Une solution ?

 

- Oui M'sieur, une solution pour sortir mon Pays de la mouise ....

 

- Ah là là , mais c'est que c'est difficile à dessiner, une solution, tu ne te rends pas compte !

 

- S'il vous plaît, monsieur ....

 

- Bon tiens, la voilà, ta solution  :

 

 

- Mais c'est une urne, ça, ce n'est pas une solution !  

 

- Mais si, voyons : la solution, elle est là, dans cette boite ! Si tu veux sortir ton Pays de la mouise, il faut voter. Et maintenant, laisse moi, j'ai du travail !

 

- Mais c'est justement à cause d'un type et de sa clique, pour qui on a voté, en 2007, dans cette boite, que nous sommes dans la mouise à présent  ! Et tu dis que c'est ça la solution ? Tu confonds tout, tu mélanges tout !

 

- Eh bien, il faudra voter pour quelqu'un d'autre, en 2012, c'est tout ce que je peux te dire,

 

- Mais en 2012, ce sera trop tard ! Ne vois-tu pas que c'est maintenant ou jamais, qu'il faut arrêter le dépeçage des acquis du front populaire ? Vraiment, les grandes personnes ne comprennent rien !

 

( le Petit Prince s'en va, énervé et pensif, puis revient quelques instants plus tard ...)

 

- Monsieur, s'il vous plaît ..

 

- Ah là là, quoi encore ?Tu vois bien que je suis occupé !

 

- Dessine moi un Tupolev ...

 

 

Par le chat qui pêche - Publié dans : humour - Communauté : Résistance 2007
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Mercredi 7 avril 2010 3 07 /04 /Avr /2010 17:52

 

 Du rififi ches les Attas.

 

Vu de loin, c'est la panique, quand un bâton vient se planter dans une fourmilière : les voyez vous, ces fourmis affolées, qui courent en tous sens, n'importe où ! Mais vu de près, ce n'est pas aussi insensé que ça en a l'air, il y a des soldates, qui défendent la forteresse pied à pied et des ouvrières qui apportent les fétus de paille pour boucher les trous. Le but de tout ça, c'est sauver la reine et ses oeufs : le désordre n'est qu'en surface, il y a une ligne directrice et un dessein cohérent.

 

Voilà donc ce qui se passe quand on porte atteinte à la belle image de l'Elysée, en y plantant un ragot salé relayé par la presse étrangère  :

Le Roi et la reine se planquent, tandis que leurs soldats et ouvriers se répandent tous azimuths en déclarations et procès, apparemment incohérents et à la limite de la démence(paranoïa) En réalité, les explications fantaisistes et contre-attaques déjantées visent à replâtrer ce qui reste de crédit à la forteresse présidentielle, auprès des Français. Les contorsions des Ministres  semblent sorties du répertoire de Charcot, mais en réalité, ils ne sont pas fous, il existe un plan bien établi derrière leur danse de St Guy : sauver Sarko et ses Uèmepés

 

Ma vie est un opéra-bouffe, avec Nico (ténor) et Carlita (aphone).

 

Chacun sait que la galipette adultérine fait partie du cursus normal des grands bourgeois, ceux que "La vie parisienne" décrivait si bien avec la maestria de son maestro Jacques Offenbach. A fortiori, des Présidents et autres Monarques. Et si les petits-bourgeois et, plus encore, les vulgum PQ et les indigents, restent fidèles au nid, ce n'est pas par vertu, mais parce qu'ils n'ont ni le temps ni les moyens de s'amuser ailleurs.

 

Aussi, que Carla se tapât ou non des gitons, que l'enfant de Dati eût le nez plus ou moins long, cela n'eût étonné ni n'intéressé outre mesure personne, dans la mesure où le couple Elyséen se fût comporté, comme il sied à l'image grand-bourgeoise du couple grand-bourgeois, comme un couple marié d'une banale et ennuyeuse normalité. Mais non, ces deux-là voulaient faire croire au monde entier qu'ils vivaient d'éternelles roucoulades, que leur seule compagnie leur suffisait, que péter dans la soie en se regardant dans le blanc des yeux demeurait leur seul calice, exempt de tout autre vice, après de deux années et demie d'un mariage arrangé.

 

On est donc très content que cet Eden de façade s'avère en réalité aussi fissuré et foireux que la croissance avec les dents et les incantations à Gandrange. Si non e vero, e bene trovato, me dit ma concierge, native des Appenins. A l'Etranger, justement, Sarko n'arrête pas de faire la leçon, de parader, de se pavaner comme un coq latin de la pire espèce, ça énerve, donc, on est content et même hyper content, à l'idée qu'il soit cornu : c'est humain. Quand à Carla, on sait bien que...enfin bref, on ne change pas comme ça du jour au lendemain ( L'histoire de Sarko avec Jouanno personne n'y a cru, cette femme est trop bien pour lui, c'était pour donner le change, sans plus. Pour qu'il ait l'air moins cornu )

 

La stratégie du rebond

 

Alors donc, comme ça, de loin on pourrait croire qu'ils ont tous pété un câble, à l'Elysée ! Tels des soldats en premiere ligne, défendant leur Reine pondeuse, ils évoquent un complot perfide, une guerre des fourmilières, vilains Magnans contre gentils Attas, avec tenez vous bien, des intérêts internationaux à la clef.

ça a l'air complètement fou , vu comme ça, avec la grande focale de la caméra, mais si on s'approche et qu'on regarde de tout près, à raz la fourmilière, vous voyez que les porte paroles de l'Elysée ne font que réaffirmer, par leurs déclarations, leur stratégie et qu'il y a derrière ces agitations démentielles et frénétiques, une cohérence lisse, un ordre implacable.

 

La seule chose qui anime et mobilise cette fraction de la droite, à la fois janissaire et protégée du sarkozysme, c'est que Sarkozy soit réélu en 2012. De cette réélection dépend son propre maintien au pouvoir. Tout tourne donc actuellement autour de la question : comment réussir à garder Sarkozy en état d'être éligible ? Quelle stratégie peut faire rebondir Sarkozy ?

 

 Les régionales, sur lesquelles l'UMP comptait un peu pour se refaire une santé, ont été un four. Là-dessus, advient cette rumeur légère dont la presse étrangère fais ses choux gras. Et bien plus insultante au fond qu'une fausse affaire de moeurs galvaudée par la presse étrangère, c'est, à travers la presse étrangère, l' image de Sarkozy qui se révèle, de plus en plus démonétisée.

 

Un joker, sorti de la manche élyséenne fort à propos, aurait dû renverser la vapeur : le dîner "privé" des Sarkozy-Bruni chez les Obama..Mais ce fut un flop : au lendemain même de cette soirée qui devait sacrer Sarkozy comme un favori du roi du Monde, Obama adressait depuis son air-force-one Ses avances  diplomatiques et commerciales au Président Chinois. Nouvelle claque pour le président français, balayé comme la pâle maîtresse d'un soir.

 Les derniers chiffres d'IFOP attestent de cette déchéance sondagière, que le "dîner de cons" (dixunt les impertinents qui ricanent sur la toile) n'a pas pu corriger..

 

Alors voilà que chez les fourmis ça grouille, ça grouille, ils ont perdu le nord, le centre et la boussole, on dirait, et voilà que la justice va y mettre son nez, dans ce qui apparaît comme un "complot" d'Etat "impliquant des puissances financières internationales" On se croirait dans une mauvaise série de la 6 (pléonasme ?) : 

Bref, tout comme l'immense Kennedy eut droit, suite à un complot, à une balle de fusil, le minable Sarkozy a droit, lui, à une cabale de paparazzi : 

 

On a les Dallas que l'on peut.

 

Quand Hortefeux crache le morceau

 

Là dessus, Hortefeux, décidément, à peu près aussi fin qu'un Allègre au gros sel, met ses pieds de pachyderme dans le plat en évoquant : " la présidence de la France" au G20 en 2011,

 

Et voilà, il l'a crachée, sa valda, la stratégie à deux balles du rebond de la baballe Sarkozy, c'est Hortefeux qui l'dit et c'est écrit ici :

 

"Nous avons peut-être affaire à une tentative de déstabilisation internationale contre Nicolas Sarkozy" "Le fait que ces rumeurs aient été relayées dans la presse en Grande Bretagne, en Allemagne et en Suisse peut faire penser à un complot, alors que la France s'apprête, en 2011, à prendre la présidence du G20",

 

La bande à Sarko compte donc bien sur la présidence du G20 pour faire rebondir le candidat Sarko en vue de 2012, de la même manière que l'omni- présidence de l'Europe, conduite à coups de menton, avait redoré un peu le blason de l'auteur de "casse-toi pauv'con".

Or 2011, c'est encore bien loin et si l'image présidentielle incarnée par Sarko continue de se délabrer encore et encore et qu'à l'étranger, on se gausse toujours plus de Nicolas et Carla, il sera difficile pour la crédibilité, voire l'audibilité de Sarkozy au G20, de tenir jusque-là.

 

Alors en attendant, ça grouille, ça grouille et ça continuera de grouiller chez les fourmis soldates, ouvrières, ministres et conseillères.

Jusqu'à la prochaine tentative paris-matchisée pour stopper la chute sondagière :

 

Un souper aux chandelles chez Hu Jintao ?

 

Par le chat qui pêche - Publié dans : humour - Communauté : Résistance 2007
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Vendredi 2 avril 2010 5 02 /04 /Avr /2010 09:32

Hologrammes et vieux fantasmes


Quand Nicolas arriva en Enfer, il fut tout d'abord surpris de n'y trouver ni feu, ni flamme.

Le diablotin qui tenait le registre des entrées eut un soupir agacé : « Ils disent tous la même chose » se plaignit-il en refermant son agenda. « Vraiment l'information sur terre laisse à désirer ! D'où tenez vous tous cette histoire de feu, de chaudrons et que sais-je encore ? C'est de l'intox ! Maintenant, suivez mon collègue Béhémoth, il va vous instruire de votre nouvelle condition »

 

Ils pénétrèrent dans un palais qui ressemblait à s'y méprendre à celui de l'Elysée. Des gardes du corps les accompagnaient, des flics du GIGN étaient postés aux quatre coins stratégiques.

Nicolas n'en revenait pas « Bin mon cochon, enfin j'veux dire, c'est pas comme ça qu'j'imaginais ç'truc là ... » mais il fut sèchement coupé par Béhémoth :

«Dorénavant, vous devez vous exprimer dans un langage correct et, en particulier, vous êtes tenu d'employer la négation, sous peine d'être frappé de mutisme pour des périodes allant de 1 mn à cent mille ans . Voici vos appartements ».

Nicolas tourna donc sa langue dix fois dans sa bouche avant de poser sa question : « Mais enfin, dites-moi, comment se fait-il que je retrouve ma vie d'avant , mon palais, ma chambre à coucher, etc .Pour un peu, il me semble que je vais retrouver mon épouse dans ce lit ». « En effet , la voici »

 

Carla était bien là, mais elle se souciait de son époux comme d'une guigne. Ayant jeté ses vêtements de deuil au sol, elle s'ébattait dans les bras d'un jeune gourgandin fort bien pourvu, ma foi, si l'on en jugeait par les soupirs extasiés de la veuve éplorée. Nicolas voulut intervenir « Eh toi, j't'ai pas permis ! »( il fut aussitôt frappé de mutisme pendant une minute et demie) Il essaya d'attraper le jeune gourgandin au collet, ce qui est façon de parler, étant donné que l'homme n'avait plus sur lui que ses chaussettes. Sa main passa à travers le cou de l'amant honni : En réalité, il s'agissait d'une projection holographique.

 

Soudain Béhémoth s'exclama, en regardant sa Rolex « houlà, c'est l'heure, vous avez eu votre ration de tourment pour aujourd'hui, je vous laisse » il éteignit l'écran, le remplaça par une chaîne télévisée ordinaire et laissa Nicolas là. Il fit quelques cauchemars, mais enfin, il dormit.

 

Le lendemain, on lui imposa une autre scène. Il était lui-même suspendu à un croc de boucher. Cela ne lui faisait pas mal, puisqu'il était mort, mais ce qui le faisait atrocement souffrir, c'était de voir du haut de sa potence virtuelle son ennemi irréductible, Dominique de V, qui venait d'être élu à sa place. Celui-ci s'exprimait dans un français impeccable et grandiloquent, comme à son accoutumée, devant le Congrès réuni au grand complet à Versailles, et jetait de temps en temps vers lui des regards et ironiques, comme s'il avait deviné sa présence en cette humiliante position.

 

Comme la veille, le tourment cessa subitement, et Nicolas eut même droit cette nuit là, pour le réconforter, à la visite d'une diablesse plutôt gironde. Il aurait préféré une maigre, mais enfin ... retrouver en grande partie son ancien mode de vie en Enfer avait quelque chose d'étonnant.

 

Béhémoth lui expliqua qu'on aurait bien aimé en haut lieu lui trouver un supplice plus dur et plus simple, par exemple travailler comme ouvrier et se lever tôt, pour gagner chichement sa vie, mais que malheureusement, il était si peu doué manuellement et si fondamentalement paresseux et instable, que l'investissement pour sa formation eût dépassé de très loin le rendement. Or l'Enfer applique à fond la doctrine libérale, qui veut qu'un sou investi rapporte son pesant de dividendes aux actionnaires des ténèbres. Nicolas dans un job de prolétaire aurait été une véritable catastrophe économique, presque autant qu'il l'avait été dans son job de président.

 

On lui cherchait donc actuellement un emploi en Enfer, qui ne rapporterait rien mais ne coûterait rien non plus, et serait adapté à son cas, dans le but de le faire souffrir un maximum, selon ses compétences et pour un investissement minimum. En attendant, on éprouvait sa résistance psychique avec des cauchemars éveillés en 3D.

 

Le surlendemain, un troisième tourment lui fut infligé : cette fois-ci, son superbe falcon ( surnommé « Air Force bling bling » par ses détracteurs ) se tenait sur un tarmac virtuel, en partance pour une mission gouvernementale, mais chaque fois qu'il voulait embarquer, il se faisait refouler comme un malpropre, tandis que Martine Aubry, élue Présidente à la place de Dominique de V, s'installait en grommelant que « de tout ce luxe, elle avait rien à foutre et qu'elle allait le virer ».

 

Dans une autre scène holographique, qui suivait immédiatement celle-ci, il se retrouvait au Fouquet's : Mais Bertrand Delanoë avait fait réquisitionner le restaurant prestigieux pour des distributions de soupe populaire et c'était lui, Nicolas, qui sous le nom de Mr Martin, qui devait servir les déshérités aux côtés d'un syndicaliste puant la sueur et le tabac. A la fin de cette scène, comme il ne cessait de répéter « mais enfin, chuis Nicolas Sarkozy, chuis président de la République! » une horde de blouses blanches l'embarquait en Cellule d'Internement aux cris de « Sarkozy, en CI !».

 

Ces supplices et bien d'autres encore se répétèrent en boucle, pendant des jours et des semaines. A la fin, cela ne lui faisait plus rien de voir sous son nez sa femme changer d'amant comme de chemise, ni Aubry jeter son bling- bling aux orties ou les hospitaliers le mettre en cellule capitonnée. Le plus dur à endurer, ce fut d'écouter et de regarder ad libitum Villepin se pavaner à Versailles. Sans compter l'obligation d'employer les négations quand il parlait, même avec des ouvriers de sa Satanique Majesté.

 

Mais même ça, il finit par s'y habituer.

 

 Lafayette, nous y voilà !

 

Un jour, enfin, il ne vit plus ni son épouse, ni ses rivaux et ennemis d'antan lui infliger des cauchemars holographiques. Le décor avait changé, il n'était plus au palais de l'Elysée, mais dans un désert de sable blanc, une sorte de no man's land où il prononçait son fameux discours de Latran. Habillé comme un prêtre en civil venu visiter une banlieue karchérisée, croix de bois en sautoir et lacet noir discret à la place de la cravate. 

Lorsqu'il asséna l'axiome selon lequel "l'instituteur ne remplacera jamais le curé" il se retrouva, conspué et humilié devant une assemblée de diablotins et diablotines pliés en 4 de rire, qui lui jetaient des boulettes de papier en blasphémant comme des charretiers.

 

Quand l'affreuse scène cessa, Nicolas portait toujours un costume d'ecclésiastique, mais d'un genre plus classique et plus ancien, agrémenté de broderies, d'or et de dentelles. Il se trouvait dans un château cossu, à la campagne, entouré par des bois que l'on apercevait par les étroites fenêtres. Malgré le soleil printanier et la présence d'une cheminée où une bûche finissait de grésiller, il sentait un froid de canard s'infiltrer sous sa robe de prélat.

 

C'est alors que Belzébuth en personne vint lui annoncer quel allait être son emploi définitif et perpétuel châtiment. De prime abord, Nicolas s'en réjouit : il s'agissait d'une charge de Chanoine, confesseur de la Noblesse en l'an 1558 

Cela lui sembla un emploi plutôt confortable : Le prédicat , à cette époque, n'empêchait pas que l'on put goûter sans entrave à des joies païenes, comme de lutiner des servantes ou de se livrer au péché d'orgueil ( de loin, son préféré ) voire aux douceurs empoisonnées de la vanité, qu'il adorait.

 

Bien sûr, la discrétion était fortement conseillée et même vitale, mais ce ne serait pas plus difficile à maîtriser que la négation. C'est à dire assez difficile tout de même.

 

Evidemment, il y avait un hic : le bling bling, sous le règne de Henri II, restait assez sommaire, quand au confort, mieux valait ne pas y penser. Pas d'avions, pas de bagnoles, pas d'hôtels 5 étoiles, pas de Rolex, pas de Ray Ban ..et surtout, pas de chauffage central ! Mais le Prince des Ténèbres le rassura, en lui indiquant qu'il pourrait très bien mettre des culottes longues sous sa soutane et se procurer facilement une chaude étole en peau de chat.

 

Ainsi en avait donc décidé le concile des Ténèbres : pour son supplice définitif et éternel, Nicolas, Chanoine de Latran, devenait le confesseur particulier d'une des plus belles, des plus délicates, des plus nobles personnes ayant vécu en ce milieu du XVI ème siècle. « Et surtout probablement l'une des plus vertueuses », ajoutait Belzébuth, « puisqu'elle résista toute sa vie à sa passion, bien que partagée, pour un certain Duc de N. »

C'était donc cela, le châtiment ?

 

« Eh oui, Monseigneur de Latran, étant le confident spirituel attitré de cette gente dame, il vous faudra jusqu'au bout et jusqu'à la fin des siècles, l'entendre répéter, en confession et en entretien particulier, en boucle et sans pouvoir en changer une lettre, son histoire de coeur, dont elle vous fera tout un roman ! »

Allons donc, Nicolas n'en croyait pas ses oreilles, une peine aussi légère ! A croire que les socialos, cette bande de laxistes, toujours enclins à excuser à qui mieux mieux les coupables délinquants, s'étaient infiltrés dans l'au-delà pour y légiférer ! Celle-là, elle était bien bonne !

 

Mais le rictus de satisfaction de l'ex-Président devant la sentence se mua en une grimace d'intense déception, ponctuée de ce cri déchirant :"OH NOOOOOON ! " lorsque l'Infernal  lui dévoila l'identité de la gente dame en question :

C'était la Princesse de Clèves.

Par le chat qui pêche - Publié dans : humour - Communauté : Résistance 2007
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