Ragots, Sarko : rumeurs et rebondissements.

Publié le par le chat qui pêche

 

 Du rififi ches les Attas.

 

Vu de loin, c'est la panique, quand un bâton vient se planter dans une fourmilière : les voyez vous, ces fourmis affolées, qui courent en tous sens, n'importe où ! Mais vu de près, ce n'est pas aussi insensé que ça en a l'air, il y a des soldates, qui défendent la forteresse pied à pied et des ouvrières qui apportent les fétus de paille pour boucher les trous. Le but de tout ça, c'est sauver la reine et ses oeufs : le désordre n'est qu'en surface, il y a une ligne directrice et un dessein cohérent.

 

Voilà donc ce qui se passe quand on porte atteinte à la belle image de l'Elysée, en y plantant un ragot salé relayé par la presse étrangère  :

Le Roi et la reine se planquent, tandis que leurs soldats et ouvriers se répandent tous azimuths en déclarations et procès, apparemment incohérents et à la limite de la démence(paranoïa) En réalité, les explications fantaisistes et contre-attaques déjantées visent à replâtrer ce qui reste de crédit à la forteresse présidentielle, auprès des Français. Les contorsions des Ministres  semblent sorties du répertoire de Charcot, mais en réalité, ils ne sont pas fous, il existe un plan bien établi derrière leur danse de St Guy : sauver Sarko et ses Uèmepés

 

Ma vie est un opéra-bouffe, avec Nico (ténor) et Carlita (aphone).

 

Chacun sait que la galipette adultérine fait partie du cursus normal des grands bourgeois, ceux que "La vie parisienne" décrivait si bien avec la maestria de son maestro Jacques Offenbach. A fortiori, des Présidents et autres Monarques. Et si les petits-bourgeois et, plus encore, les vulgum PQ et les indigents, restent fidèles au nid, ce n'est pas par vertu, mais parce qu'ils n'ont ni le temps ni les moyens de s'amuser ailleurs.

 

Aussi, que Carla se tapât ou non des gitons, que l'enfant de Dati eût le nez plus ou moins long, cela n'eût étonné ni n'intéressé outre mesure personne, dans la mesure où le couple Elyséen se fût comporté, comme il sied à l'image grand-bourgeoise du couple grand-bourgeois, comme un couple marié d'une banale et ennuyeuse normalité. Mais non, ces deux-là voulaient faire croire au monde entier qu'ils vivaient d'éternelles roucoulades, que leur seule compagnie leur suffisait, que péter dans la soie en se regardant dans le blanc des yeux demeurait leur seul calice, exempt de tout autre vice, après de deux années et demie d'un mariage arrangé.

 

On est donc très content que cet Eden de façade s'avère en réalité aussi fissuré et foireux que la croissance avec les dents et les incantations à Gandrange. Si non e vero, e bene trovato, me dit ma concierge, native des Appenins. A l'Etranger, justement, Sarko n'arrête pas de faire la leçon, de parader, de se pavaner comme un coq latin de la pire espèce, ça énerve, donc, on est content et même hyper content, à l'idée qu'il soit cornu : c'est humain. Quand à Carla, on sait bien que...enfin bref, on ne change pas comme ça du jour au lendemain ( L'histoire de Sarko avec Jouanno personne n'y a cru, cette femme est trop bien pour lui, c'était pour donner le change, sans plus. Pour qu'il ait l'air moins cornu )

 

La stratégie du rebond

 

Alors donc, comme ça, de loin on pourrait croire qu'ils ont tous pété un câble, à l'Elysée ! Tels des soldats en premiere ligne, défendant leur Reine pondeuse, ils évoquent un complot perfide, une guerre des fourmilières, vilains Magnans contre gentils Attas, avec tenez vous bien, des intérêts internationaux à la clef.

ça a l'air complètement fou , vu comme ça, avec la grande focale de la caméra, mais si on s'approche et qu'on regarde de tout près, à raz la fourmilière, vous voyez que les porte paroles de l'Elysée ne font que réaffirmer, par leurs déclarations, leur stratégie et qu'il y a derrière ces agitations démentielles et frénétiques, une cohérence lisse, un ordre implacable.

 

La seule chose qui anime et mobilise cette fraction de la droite, à la fois janissaire et protégée du sarkozysme, c'est que Sarkozy soit réélu en 2012. De cette réélection dépend son propre maintien au pouvoir. Tout tourne donc actuellement autour de la question : comment réussir à garder Sarkozy en état d'être éligible ? Quelle stratégie peut faire rebondir Sarkozy ?

 

 Les régionales, sur lesquelles l'UMP comptait un peu pour se refaire une santé, ont été un four. Là-dessus, advient cette rumeur légère dont la presse étrangère fais ses choux gras. Et bien plus insultante au fond qu'une fausse affaire de moeurs galvaudée par la presse étrangère, c'est, à travers la presse étrangère, l' image de Sarkozy qui se révèle, de plus en plus démonétisée.

 

Un joker, sorti de la manche élyséenne fort à propos, aurait dû renverser la vapeur : le dîner "privé" des Sarkozy-Bruni chez les Obama..Mais ce fut un flop : au lendemain même de cette soirée qui devait sacrer Sarkozy comme un favori du roi du Monde, Obama adressait depuis son air-force-one Ses avances  diplomatiques et commerciales au Président Chinois. Nouvelle claque pour le président français, balayé comme la pâle maîtresse d'un soir.

 Les derniers chiffres d'IFOP attestent de cette déchéance sondagière, que le "dîner de cons" (dixunt les impertinents qui ricanent sur la toile) n'a pas pu corriger..

 

Alors voilà que chez les fourmis ça grouille, ça grouille, ils ont perdu le nord, le centre et la boussole, on dirait, et voilà que la justice va y mettre son nez, dans ce qui apparaît comme un "complot" d'Etat "impliquant des puissances financières internationales" On se croirait dans une mauvaise série de la 6 (pléonasme ?) : 

Bref, tout comme l'immense Kennedy eut droit, suite à un complot, à une balle de fusil, le minable Sarkozy a droit, lui, à une cabale de paparazzi : 

 

On a les Dallas que l'on peut.

 

Quand Hortefeux crache le morceau

 

Là dessus, Hortefeux, décidément, à peu près aussi fin qu'un Allègre au gros sel, met ses pieds de pachyderme dans le plat en évoquant : " la présidence de la France" au G20 en 2011,

 

Et voilà, il l'a crachée, sa valda, la stratégie à deux balles du rebond de la baballe Sarkozy, c'est Hortefeux qui l'dit et c'est écrit ici :

 

"Nous avons peut-être affaire à une tentative de déstabilisation internationale contre Nicolas Sarkozy" "Le fait que ces rumeurs aient été relayées dans la presse en Grande Bretagne, en Allemagne et en Suisse peut faire penser à un complot, alors que la France s'apprête, en 2011, à prendre la présidence du G20",

 

La bande à Sarko compte donc bien sur la présidence du G20 pour faire rebondir le candidat Sarko en vue de 2012, de la même manière que l'omni- présidence de l'Europe, conduite à coups de menton, avait redoré un peu le blason de l'auteur de "casse-toi pauv'con".

Or 2011, c'est encore bien loin et si l'image présidentielle incarnée par Sarko continue de se délabrer encore et encore et qu'à l'étranger, on se gausse toujours plus de Nicolas et Carla, il sera difficile pour la crédibilité, voire l'audibilité de Sarkozy au G20, de tenir jusque-là.

 

Alors en attendant, ça grouille, ça grouille et ça continuera de grouiller chez les fourmis soldates, ouvrières, ministres et conseillères.

Jusqu'à la prochaine tentative paris-matchisée pour stopper la chute sondagière :

 

Un souper aux chandelles chez Hu Jintao ?

 

Publié dans humour

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